ECONOMIE

Dette et transparence : la Banque Mondiale met 36% des pays en défaut

Les Etats s’endettent davantage pour soutenir l’économie dans le contexte actuel. Mais pour plusieurs raisons, « les créanciers doivent évaluer la viabilité de la dette de leurs emprunteurs, et les citoyens doivent pouvoir demander des comptes aux gouvernements », indique Diego Rivetti, expert de la dette auprès de la Banque Mondiale. Cette institution note en effet chaque Etat emprunteur sur cette question de transparence de la dette contractée à travers un panorama complet.

Si, l’Indonésie des années 1990 ou l’Argentine des années 2000, constituaient des menaces sur leur surendettement astronomique sans garantie auprès des bailleurs de fonds institutionnels, comme le Fonds Monétaire International (FMI), le contexte de crise sanitaire et économique que les pays traversent actuellement est en passe de rallonger la liste des pays à haut risque en matière d’endettement.

En effet, nul n’est capable de prévoir la fin de la crise, et surtout de prédire de manière précise ses conséquences sur l’économie mondiale. Plusieurs pays sont rentrés en récession, et pire, à l’instar du Liban ou de la Libye, la plupart ne dispose plus d’outils de garantie pour pouvoir soutenir de nouvelles dettes afin de renflouer leur économie et de prévoir un vrai plan de relance.

Une étude de la Banque Mondiale datant d’avril 2020, en pleine pandémie, démontrent que 36% des pays inscrits dans l’IDA publient des données très limitées par rapport aux normes de publication. En matière de dette, Ces pays ne communiquent plus leurs données actualisées, ou au mieux présentent des données d’avant 2018 qui ne sont plus à jour. Diego Rivetti, expert sur la dette auprès de la Banque Mondiale insiste : « Les emprunteurs doivent définir des stratégies fondées sur une perception claire du niveau et du profil coût/risque de la composition de leur dette. L’un des piliers de la transparence de la dette est la publication de données actualisées, exhaustives et précises ».

La Banque Mondiale a ainsi publié un panorama complet sur le niveau de transparence de chaque pays emprunteur, à partir d’analyses et examen de leur communication de données. Diego Rivetti précise : « Pour évaluer les performances nationales, nous analysons le contenu de centaines de sites web gouvernementaux en fonction d’indicateurs clés tels que l’accessibilité, le périmètre et la fréquence des statistiques, ainsi que l’existence d’une stratégie d’endettement et d’un plan d’emprunt annuel. Une mise à jour est établie chaque semestre dans le but d’encourager les pays à améliorer leurs modalités de diffusion des données ».

La question de la transparence de la dette est par ailleurs expliquée en vidéo (en anglais) par des experts dont voici le lien d’accès : > What is debt transparency .

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