LIFE

Rijasolo, le « Malagasy » à Paris

Son œil peut être partout, sans que personne ne s’en rende compte. C’est son travail. Son regard, à la fois intense et insondable, peut vous percer à jour. Mais de manière furtive, comme tout grand photographe, Rijasolo a l’art de faire passer son art, l’air de rien, discret, et élégant. Il expose jusqu’au 8 décembre 2019 à la Cité internationale des Arts à Paris avec ce thème qui pourrait englober la majorité de son œuvre, « Malagasy », un thème fort, court et lourd de sens, qui définit ses sujets, ses photographies.

J’ai eu la chance d’avoir travaillé une fois avec lui, et de dépasser la seule perception artistique expérimentée lors de ses innombrables expositions. Toujours discret, Rijasolo a alors révélé, à travers ses photographies prises partout à Madagascar, sans rien m’expliquer, son art : ce regard porté sur l’autre, sur les autres, et dédié à tous, immortalisé par son œuvre au fil des années.

Mais son regard semble avoir pris une autre dimension. Auparavant, son objectif de photographe-reporter s’est posé sur plusieurs strates de la vie des malgaches : art, social, politique, religion, … Rijasolo a cette fois-ci dépassé une ligne capitale dans son cheminement artistique et sur l’étendue de son sujet à travers les photos exposées. Cette ligne franchie avec ses propres mots pour cette exposition pourrait être lui-même : le « Malagasy ».

« Malagasy » par Rijasolo

« Je photographie les Malgaches. Que veut dire être Malagasy ? Je nous trouve à la fois beaux et tristes. Résilients et faillibles. Courageux et timorés. MALAGASY propose un portrait social, violent mais aussi poétique et intime de Madagascar. Je choisis ces photographies, non pas parce qu’elles pourraient correspondre à l’idée que l’on se fait – que l’on espère aussi – d’un pays comme celui-ci : le bout du monde, l’exotisme, le soleil, la joie de vivre, mais parce qu’elles me semblent se rapprocher de mon état d’esprit à ce moment là, ce moment où je pressens qu’il y a une légitimité dans l’acte photographique, cette nécessité de fixer les choses. Une lumière, un regard, une attitude, une tension, un simple réflexe parfois… »

Pierrot Men, lors du vernissage de l’exposition de Rijasolo, à la Cité Internationale des Arts à Paris

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