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Crevette tropicale : une 2ème usine française pour le groupe JMI

Les groupes Crusta C et JMI, spécialistes européens des crevettes tropicales, vont ouvrir une seconde usine de traitement en France, à côté d’Arras en 2020, dans la zone industrielle Actiparc. Référents continentales de ce produit exotique, dont Madagascar est la seule source en crevette bio, ces deux entités ont décidé d’accélérer cette exploitation pour le marché alimentaire haut de gamme.

La société Crusta C est née en 1993 suite à la rencontre de Franck Nguyen, un féru de gastronomie, et de sa femme Chrystelle, fille de pêcheur de crevettes à Madagascar. Cette dernière a poussé son mari pour la création de leur activité tout en lui ouvrant les portes de la pêche de ce produit rare sur la Grande Île.

Présentation de la nouvelle usine du groupe JMI à la Commune Urbaine d’Arras

Depuis Crusta C a grandi et les Nguyen se sont rapprochés de la famille Besnardeau, d’autres connaisseurs de Madagascar. Ce rapprochement a donné naissance en 2017 au groupe JMI qui traite depuis la source les crevettes destinées au marché français.

L’usine historique du groupe, installée à Boulogne-sur-Mer, dans les Hauts-de-France, a carburé à fond pour permettre au groupe JMI de s’imposer rapidement sur le marché français et de s’arroger des parts de marché en Europe. Le groupe en est arrivé à la maîtrise de toute la chaîne de production et de traitement de la crevette tropicale, « de la pêche à l’assiette », avec un contrôle serré sur trois points : tri et lavage, chaîne de froid, et transport.

« Nous sommes les référents de la crevette tropicale sur le marché européen », a lâché Julie Nguyen, responsable de la communication de ce groupe familial. Cette position a emmené JMI à mettre en chantier une seconde usine implantée à côté d’Arras dans la zone industrielle Actiparc. Elle sera livrée en juin 2020. L’usine a coûté 8 millions d’euros et emploiera une quarantaine de personnes pour les débuts.

Le groupe JMI exploite des crevettes provenant de plusieurs sources, comme celle d’Equateur, mais la référence historique demeure celle de Madagascar, la seule crevette bio prisée par les européens. Sa production ne fait que 1% de la production mondiale avec 6.000 tonnes en 2018 pour un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros, contre 4.500 tonnes dix auparavant.

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