LIFE

« Zébu Boy » : Madagascar en 1947 raconté par Aurélie Champagne

Aurélie Champagne, journaliste de profession, rentre tout juste dans le monde feutré des écrivains. Avec « Zébu Boy », aux éditions Monsieur Toussaint Louverture pour une parution le 22 août 2019, elle explore une histoire qui lie la France, son pays de naissance, et Madagascar, son pays de sang, et se découvre ainsi une passion insoupçonnée pour l’histoire de la Grande Île.

Elle sait peu de chose de son père. Elle en a juste hérité le nom « Razafindrakoto », qu’elle a longtemps cru qu’il signifiait « fils de prince ». Est-ce cette signification presque mystique pour elle qui l’a poussée à entreprendre, au seuil de sa vie d’adulte, un voyage initiatique dans un pays qui n’est pas le sien mais qui l’est quand même par le sang ? Pour mieux comprendre ? Pour mieux apprendre ?

Premier lien : son nom, qu’elle a porté pendant son enfance et son adolescence, ne signifie pas « fils de prince ». Il est beaucoup moins « prestigieux » que çà, puisque c’est un nom malgache courant, comme « Durand ».

Deuxième lien : sa rencontre avec un enseignant de l’Université de Tuléar, dans le sud de la Grande Île, qui lui a longuement évoqué la résurrection malgache de 1947 contre la colonisation. Oubliée la quête identitaire derrière le nom de Razafindrakoto, oubliée la quête sur son origine. L’histoire de Madagascar, et plus particulièrement la résurrection de 1947, prend de la place dans sa tête et son esprit jusqu’à en devenir une passion.

Son passé de journaliste rattrape Aurélie Champagne, qui a fait l’école de journalisme EFJ. Ayant travaillé pour Le Mouv’, Rue89 et Radio Canada, elle se voit une passion pour les enquêtes refaire surface. Elle a été un temps scénariste pour des séries TV, a écrit des nouvelles, a géré « Chers voisins » sur Tumblr, dont un recueil a été édité par J’ai Lu.

Ainsi, Aurélie Champagne esquisse une fresque sur l’histoire de Madagascar dès 2003 mais ne trouve pas d’éditeur. Une nouvelle est aussi proposée à des éditeurs en 2007, sans succès. Elle va alors initier une longue période qui va l’amener à d’autres formes d’écritures, des chroniques sur les grands sujets de sociétés, des écritures de scénarios de séries et de long-métrages.

Un événement, un deuil en 2014, va agir comme un choc sur elle. Après un moment de réclusion, de repli douloureux, elle reprend le projet de livre sur Madagascar. « Zébu Boy » est né. Il sera une symbiose entre les vérités historiques et une fiction sur un personnage évoluant pas très loin de ses propres douleurs.

Madagascar : Mars 1947

Ambila, le Zébu Boy, rentre au pays après avoir mené de grandes batailles au service de la France. Il est rentré dépossédé et défait, fatigué et sans solde, après avoir mené des combats qui n’étaient pas les siens. Son rêve de liberté, d’indépendance et de citoyenneté n’est pourtant jamais loin.

« Zébu Boy » raconte l’histoire d’Ambila à travers l’Histoire avec un grand H. Celle des luttes des insurgés de 1947 qui croyaient si fort en l’indépendance. Le livre est parmi les quatre sélectionnés pour le Prix Première Plume organisé par Le Furet du Nord pour les premiers romans de la rentrée 2019, en partenariat avec Crédit Agricole Nord de France.

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