ECONOMIE

Madagascar : ADEMA, BNGRC et DHL, unis face aux risques de catastrophes

Le Bureau national des risques et gestion des catastrophes (BNGRC), Aéroports de Madagascar (ADEMA), le groupe Deutsche Post DHL, le bureau de pays du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) organisent un atelier de préparation aux catastrophes de quatre jours intitulé « Préparez les aéroports aux catastrophes » (Get Airports Ready for Disasters – GARD) du 20 au 24 mai 2019. Tenu à l’aéroport international de Toamasina à Madagascar, le programme développé par le groupe Deutsche Post DHL, le PNUD et le OCHA, vise à mieux préparer les aéroports à faire face à la flambée des biens de secours entrants lors de l’arrivée d’une catastrophe naturelle majeure (cyclone, inondation, …)

Madagascar est souvent exposé aux catastrophes naturelles et en particulier aux cyclones. Il est ainsi impératif que les plans soient développés pour aider les aéroports à soutenir la gestion des catastrophes naturelles. L’atelier réunira des représentants de tous les aspects des opérations aéroportuaires, du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), des agences des Nations Unies ainsi que des représentants des autorités nationales de l’aviation civile.

La formation GARD est fortement soutenue par le BNGRC et l’ADEMA, facilitée par OCHA et le PNUD, qui sont les principales parties prenantes impliquées dans la demande de Madagascar de faire partie de la liste des pays dans lesquels des ateliers GARD ont été organisés.

« Les leçons tirées des expériences de Madagascar en matière de gestion d’urgence au lendemain de la catastrophe provoquée par le cyclone tropical Enawo en 2017 ont mis en évidence la nécessité d’améliorer la capacité des aéroports internationaux du pays. Les principaux résultats attendus de cet atelier GARD doivent être détaillés dans un plan de préparation aux catastrophes et d’intervention, ainsi que dans les protocoles et procédures applicables à ces aéroports internationaux de Madagascar, afin de les aider à devenir les plaques tournantes essentielles des points d’entrée et de sortie à travers lesquels tous les efforts de secours sont entrepris. Le personnel de BNGRC et les autorités des aéroports internationaux sont formés aux protocoles et au savoir-faire nécessaires pour réagir rapidement et efficacement en cas de situation dramatique ou d’urgences potentielles », explique le colonel Elack Olivier Andriankaja, secrétaire exécutif du BNGRC.

« Les mesures de préparation pour faire face aux catastrophes doivent améliorer la capacité des aéroports à gérer l’aide humanitaire d’urgence, même dans les pires scénarios chaotiques. C’est seulement ainsi que les travailleurs humanitaires pourront faire leur travail correctement et que le pays pourra sauver autant de vies que possible et permettre à l’aviation de répondre aux objectifs de développement durable », a déclaré Marie Dimond, représentante résidente du PNUD à Madagascar.

Chris Weeks, directeur des affaires humanitaires chez Deutsche Post DHL, a confirmé : « Grâce à notre expertise logistique et à notre partenariat avec le PNUD, nous avons organisé des ateliers GARD dans près de 50 aéroports de 25 pays et formé plus de 1 200 personnes dans des aéroports du monde entier. L’atelier GARD nous permet de collaborer avec les autorités pour augmenter la capacité de charge des aéroports après une catastrophe naturelle. Cela contribue également à améliorer la coordination globale entre les différentes organisations impliquées dans les opérations de secours en cas de catastrophe ».

Yves Andrianaharison, country manager de DHL Madagascar, a déclaré : « L’aéroport devient le centre de l’aide internationale après une catastrophe naturelle. Le programme GARD est coordonné conjointement avec les parties prenantes nationales, des autorités aéroportuaires aux services d’urgence tels que la force mobile spéciale, l’escadron d’hélicoptères de police et le responsable de la sécurité. Il est donc essentiel de préparer toutes les parties prenantes concernées à être en mesure de travailler main dans la main dans ce genre de situation et de mettre au point un plan d’intervention d’urgence qui répondra bien à une situation d’urgence et à son impact humanitaire potentiel ».

Il faut savoir que l’aéroport de Toamasina, situé à l’est de Madagascar, est souvent victime de cyclones, comme en 2017 lors du passage du cyclone Enawo. La piste, qui pouvait accueillir des appareils du type Boeing 737, ne peut plus recevoir que des ATR. Ainsi, ADEMA a lancé un appel aux investisseurs pour les 6 aéroports de Madagascar qu’il gère, celui de Toamasina compris, pour leur rénovation et leur mise en conformité suivant les réglementations de l’aviation civile pour les aéroports internationaux. Ceux de Toliara et Taolagnaro (Fort-Dauphin) accueillent déjà des vols régionaux provenant de la Réunion et leur rénovation est en cours. La rénovation de l’aéroport de Toamasina nécessite plus de 32 millions de dollars, selon le directeur général d’ADEMA, Herison Andriamihafy.

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