ECONOMIE

Le GEFP : 20 ans après

Le GEFP (Groupement des Entreprises Franches et Partenaires) vient de fêter ses 20 ans d’activités. Durant ces deux décennies, deux secteur ont pu émerger : le textile et l’outsourcing. Mais l’environnement des affaires est loin d’être l’idéal pour rassurer les investisseurs.

Le président du GEFP, Hery Lanto Rakotoarisoa, a accompagné le Premier Ministre, Christian Ntsay et quelques membres du gouvernement, lors de la célébration des 20 ans de ce groupement professionnel le 29 mars dernier. Le GEFP, associé depuis ces années par le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM), a toujours combattu pour un meilleur environnement des affaires à Madagascar. Lors de cet événement, le GEFP a rappelé le chemin parcouru depuis sa création et surtout les contraintes que ses membres affrontent encore aujourd’hui.

En effet, ces entreprises franches sont les plus touchées sur l’irrégularité de la fourniture d’énergie de la Jirama, le réseau national malgache en électricité, le secteur le plus lourd à financer au niveau de l’Etat. Cette irrégularité caractérisée par les délestages incessant ont en effet fini par créer un recul de la production du secteur textile en 2018 par rapport aux années précédentes. En outre, Hery Lanto Rakotoarisoa a rappelé les responsabilités de l’administration dans le traitement égalitaire des entreprises, soulevant une subvention accordée à quelques entreprises en perte de performance en 2018 à hauteur de 17 milliards d’ariary alors que l’ensemble du groupement subissaient les mêmes problèmes comme l’engorgement du port de Tamatave, le mauvais état de la RN2 reliant Tamatave et Antananarivo, très fréquentée par ces opérateurs et leurs camions, l’inscurité qui sévit dans toute l’île, et qui a causé la mort de l’un des fondateurs du GEFP, …

La question de l’ARTEC (Autorité de régulation des Technologies de Communication) a également été évoquée. Le secteur très dynamique de l’outsourcing en informatique, possédant une bonne réputation à l’international, dépend en effet de cette autorité en pleine restructuration. L’ARTEC réclame actuellement des redevances qui n’étaient pas prévues par les textes régissant les zones franches, régime statutaire utilisé par la plupart des call-centers à Madagascar. Le Gouvernement a également promis les réformes adéquates pour l’ARTEC, mais le sujet n’a pas manqué de faire hésiter les investisseurs sur la place dans le développement de leurs activités pour faire face au marché mondial.

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